Catalogue OAI du consortium CAHIER

Anne-Marie Gigon 04-11-1916

1916
2018
Praxiling, UMR 5267Université Paul-Valéry Montpellier34199 Montpellier Cedex 5

La Mézierre le samedi 4 novembre 1916 Mon cher Jean Marie Je repond a ta lettre que jai reçu aujourdui que tu avait fait Jeudi qui ma fait beaucoup plaisir de resevoir de tes nou- velles surtout que tu est en bon-ne santé tant que nous ont est tous en bonne santé passé maman car voilà 2 jours quelle est bien mal car elle souffre beaucoup le medesin est venue aujourdui il y avait 2 fois que lon avais été le cherché il y a 8 jours la premiere fois il dit que sest toujour la Maladie de cœur car il dit que le cœur est bien malade il lui a donné des remède pour le cœur je ne sais pas se que sa vadevenir ont est obligé de veillé avec elle car elle est bien faible elle ne boit que du lait et du cidre elle ne mange point ou presque point sa ne donne guerre de force, pour le travaille Jai a te dire que lon a ramassé le reste de nos lisette aujourdui Mon cher Jean Marie tu me dit que il faut que je tenvoie un certificat Jai donné un petit mot a Aurelie ce matin pour porté au maire pour lui dire de tenvoilyé un certificat tu me dit que tu auras une perm- issions tu dit quil seras peut être trop tar pour faire le blé mais il ne seras pas trop tar ou bien tu seras longtent avant de tenvenir car le blé nest pas près dêtre fait car ont en a pas encore une poigné de fait et nous voila déja au 4 novembre ont nen a point de fait ni chez nous ni ailleur et puis si sa continue il ne feras pas beau en faire car il fait du vilain temp au moment quil est du vent et de la pluis tu me dit que tu seras mieux couché la ou tu est tant mieux car de ce temp la il ne ferais pas bon être mal couché car se vilain grand vent passé partout et il nest pas chaux cest du triste temp je suis toujour bien contente que nos lisettes sont ramassé Jai a te dire aussi que jai fait communier venir voire la mirodé car elle boîte bien bas tout le temp et pl puis elle ne sengraisse pas car elle souffre baucoup mais il dit que cest une entorse quelle sest faite en marchant tu me dit que tu vas voir beaucoup de payis tout cela cest beau mais si setait la fin de la guerre sa serais encore bien plus beau. Je fini ma lettre en te souhaitent le bonjour, et en tambrassant de loin et en atten- dent le moment de pouvoir le faire de plus près, ta femme qui taime et qui pense a toi et ainsi que tes enfants Anne Marie Gigon