Catalogue OAI du consortium CAHIER

Anne-Marie Gigon 03-02-1917

1917
2018
Praxiling, UMR 5267Université Paul-Valéry Montpellier34199 Montpellier Cedex 5

Le samedi 3 février 1917 Mon cher Jean Marie Je técrie deux mots pour repondre a ta lettre que jai reçu hier Je suis contente que tu est en bonne santé tant que nous ont est tous en bonne santé pour le moment et Je desire que ma lettre te trouve de même. Je suis contente que tu est encore resté au dépôt car sil faut aller gardé les prisonnier ou bien allé dans des endroits ou vous ne seriez pas trop bien couché. tu gèlerais de ce temp la car il fais grand froi Je crois que il y a longtent quil a fais un hiver aussi dur Je crois que si sa continue que tout les pauvre soldat vont périre on est tous enpeine comment il vont y attendre car nous ont a bien de la misére a séchauffé et on nest bien couché et bien caché Je tasure que cest bien trisse car chaqun pense est sien il glasce tellement dur quil glace partout dans toute nos maison passé dans létable dans la grange, dans la ri p boterie le lait glace Juc- que dans la barate on ne barrate plus rien une fois par semaine on met la barate dans létable il glace Jucque dans la sou au cochons ont en a un qui est comme tout amoitié peri du der Je crois que cest la froi mais aujourdui il boite encore bien plus mais Je crois quil cest pléssé une patte entre les planches car il y a des endroit quil ne prenne pas Juc. il na pas lair malade par ailleur il pren bien mais on dirais quil a perdu sur les autres. si Je vois quil souffre trop et quil ne réussi pas Je demanderais le boucher pour le tué car on na plus que deux morceau de lar mais cest embètent que cest le plus petit Jaimer ais mieux que sa serais le contraire mais tempire ont na pas fait grand chose depuis que tu est partie que de sérais de la feille on nen a déja un gros mochon de serré mais cest embétent que lon na point ou la ramas sé. car sil tombe de la pluis ou de la neige sa pouriras. tout les matin madeleine meu Jucqua 10 heure, et puis ils vont a la feille, et au gen et puis le soir on se ramasse de bonne heure car sest tou jour froi. Je fini ma lettre en tembrassant de loin ta femme qui taime et qui pense a toi et ainssi que tes enfants et Aurelie qui prie le bon Dieu de te protégé Anne Marie Gigon